Témoignages d'anciens combattants:
Ken McLeod

Armée

  • Le Régiment royal d’infanterie d’Hamilton, 4e Brigade, 2e Division, entre dans le village de Krabbendijke, au sud de Beveland en Hollande, le 27 octobre 1944. Avant d’arriver en Hollande, le Régiment avait combattu en France et en Belgique.

  • Membres du Régiment royal d’infanterie d’Hamilton et des amis de Ken McLeod. L’un des ces hommes a été fait prisonnier de guerre.

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"Ils ont positionné des tanks Churchill – en très grand nombre – à la tête de la colonne"

Transcription

Je me suis enrôlé le 2 décembre 1942, à Régina et j’ai fait mon entraînement à Prince Albert et à Shilo. J’ai commencé à conduire des véhicules d’infanterie. Ensuite, je suis allé à Woodstock avant de rentrer à Winnipeg où j’ai fait des études en mécanique à l’usine Ford. Je suis retourné à Shilo où nous avons effectué la remise en état des véhicules. L’école avait été fermée en 1943. Ensuite, je suis allé à Debert et en juin, j’ai traversé en Angleterre. Au jour J, nous étions à quelques milles au sud de l’Islande. La 2e Division est arrivée un mois après la 3e Division, qui elle est arrivée le jour J. Je suis allée en France environ une semaine plus tard et je me suis joint au régiment d’infanterie légère Royal Hamilton. Il avait déjà mené une première attaque et était maintenant situé à la crête de Rauray, à quelques milles à l’est de Caen en France. Ce fut la dernière ligne de front. Lorsque le régiment s’est retiré, il a aussi quitté la France. Ensuite, le régiment est devenu un peu désorganisé. Lorsque je me suis joint au régiment à la crête de Rauray, il y avait deux tanks, des T-16. Et, j’ai été conducteur de tank; c’est ce que j’ai fait jusqu’à la fin de la guerre. J’étais chargé de remorquer un canon antitank. Alors, il y avait deux de ces T-16. Et, il n’y avait plus de conducteur. Un des deux avait été blessé, du shrapnel au coude, et l’autre s’était enfuit. C’était un peu avant que les Allemands battent en retraite. Nous avons organisé une première….attaque, une sorte d’attaque, qu’on peut appeler. On a surnommé cette attaque ‘’l’Opération Totalise’’. Ils ont positionné des tanks Churchill – en très grand nombre – à la tête de la colonne. À l’avant, il y avait un baril enroulé de chaînes d’acier qui tournoyaient pour faire exploser les mines. Les soldats d’infanterie étaient à bord de camions chenillés. Le reste des véhicules blindés, comme le mien, suivaient derrière. À l’arrière, il y avait des canons antiaériens (surnommés ‘’ack-ack’’). Les barils des canons ont été abaissés à environ 10 degrés du sol et ils ont fait plein feu tandis que nos tanks se sont mis en marche. En autant qu’on pouvait restés sous leurs munitions traçantes…très voyantes dans le noir. Nous suivions le sentier balayé par les tanks Churchill. Nous avancions que très lentement. Il pleuvait et il y avait du brouillard. On faisait aussi pas mal de fumée et il était difficile de voir mais à la levée du jour, nous étions près d’un aérodrome. C’était vraiment juste une piste d’atterrissage. Je crois que nous avions fait six ou sept milles pendant ce trajet de cinq ou six heures. Nous avons, en grande partie, traversé la France. Les gars de l’infanterie étaient à pied. Lorsque les Allemands sont partis, ils ont laissé quelques mitrailleuses pour nous ralentir. Ils connaissaient notre route à cause du travail de leurs éclaireurs.
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