Témoignages d'anciens combattants:
Léo Major

Armée

  • Léo Major à Val Cartier le 5 décembre 1950.

  • Léo Major et quelques copains en repos en Japon.

  • Une petite partie de carte entre Léo Major, Giles Plouffe, Marcel Chautte, et Pierre Lavergne en Corée.

  • Léo Major et son copain Marcel Chautte.

  • Déjeuner entre Léo Major et ses copains, Marcel Chautte et Giles Plouffe en Corée.

  • Léo Major, Bren déjà nettoyer, est prets.

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"On montait sur la montagne. On mettait du fil barbelé tout le tour de la montagne, creusait les tranchées tout le tour de la montagne, puis on attendait."

Transcription

Mon nom est Léo Major. Mon numéro de matricule est D802254, de la compagnie D. Je me suis enrôlé en 1950. J'ai fait mon entraînement à Ville Jacques Cartier. Après ça, on nous a transféré à Fort Louis pour faire de l'advanced training. Après ça, on a pris le bateau, puis on a débarqué à Séoul. De là, on est allé à Hiro. Puis là, c'était un mois d'entraînement. Après ça, ils nous ont avancés. On montait sur la montagne. On mettait du fil barbelé tout le tour de la montagne, creusait les tranchées tout le tour de la montagne, puis on attendait. Le soir, vers 10 h, on allait faire une randonnée en avant de la montagne pour voir s'il n'y avait pas personne. On aurait pu rester là 3 4 jours. Ça fait que, après 3 4 jours, on paquetait toutes nos choses. Moi, j'étais Bren gun, puis il fallait que je traîne ma Bren gun avec moi. Là, on descendait de la montagne et on montait sur une autre montagne. Puis, là, la même chose se répétait. On mettait du fil barbelé tout le tour de la montagne en bas, puis on creusait une tranchée tout le tour de la montagne. Puis on faisait la garde : 4 heures on, puis 4 heures off. On était là encore pour 3 4 jours, 4 5 jours. Là, on redescendait. On ôtait le fil barbelé. Ç'a été de même à peu près pendant 6 mois. Après 6 mois, on est revenu en arrière pour une vacance d'un mois. Après un mois, on est retourné. Puis là, on retournant, on faisait la même chose pour ne pas que les Chinois avancent, eux autres. On arrivait, puis il y avait des maisons de paille. Puis, c'étaient rien que des vieux puis les enfants. Y'avait pas d'hommes là dedans. On continuait. On montait sur la montagne.

Une journée, vers 8 h le soir, ç'a commencé à nous tomber sur la tête : des obus. Ç'a duré à peu près une demi heure. Moi, j'étais sur mon bord avec deux autres hommes… trois autres hommes. Puis le lieutenant était sur l'autre bord de la montagne dans une tranchée encore. J'ai pris la tranchée pour aller voir le lieutenant. J'ai dit : « Lieutenant, on n'est rien que deux. Voulez vous nous envoyer un homme ou deux? » Il a dit : « Ça ne sera pas long. » On retourne l'autre bord; là, il fait noir. Je suis sur la garde. J'ai ma Bren. Je tire à peu près 20 rondes, puis j'attends. Je fais ça à peu près à toutes les heures jusqu'à 5 h du matin, qu'il fasse clair. Là, ils sont revenus nous remplacer. Là, on est retourné en arrière, puis on s'en est allé chez nous. Dans la moitié qu'on était là, on a eu une passe pour aller à Tokyo pour une semaine. Ça, c'a été la plus belle passe qu'on a eue. On est allé voir des spectacles. On est allé voir des petites Japonaises. On s'est amusé. Puis c'est à peu près tout.

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