Témoignages d'anciens combattants:
Sandra Perron

Armée

  • La magie d'un crayon et des feuilles blanches dans un camp de personne déplacée à Knin, Croatie, 1995.

    Sandra Perron
  • Une église en Bosnie, 1993.

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  • Un véhicule de transport de troupes blindé après avoir été touché par une mine anti-char. Un soldat a été blessé (Croatie, 1995).

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  • Une balançoire dans la cour d'une école à Bilanje Donje, Croatie, construit en 1995 par le Royal 22e Régiment Groupement Tactique, Peloton anti-char.

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  • L'autre fonction d'un casque militaire (Croatie, 1995).

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  • Photo d'un orphelin abandonné à Fojnica, Bosnie 1993. Regardez comment il tient fort la main de Sandra Perron.

    Sandra Perron.
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Écoutez ce témoignage

Transcription

Bonjour, mon nom est Sandra Perron. J'étais capitaine dans le Royal 22e Régiment comme officier d'opération et aussi comme commandant de peloton anti-char pour mon deuxième tour en ex-Yougoslavie.

J'ai fait deux tours en ex-Yougoslavie, le premier en Bosnie, le deuxième en Croatie. Et, parmi les photos il y en a une d'un enfant qui était abandonné dans un hôpital de Fojnica, parmi plusieurs enfants qui avaient été abandonnés à cause de la guerre. Et, c'est vraiment les casques bleus et le Haut Commissariat pour les réfugiés qui leur ont sauvé la vie. On a été privilégié de participer à cette opération. Ça m'a marqué parce que c'était tellement magnifique de voir ces pauvres enfants qui vraiment à cause de leurs handicaps étaient protégés contre la guerre, qui étaient vraiment sans connaissance de la guerre autour d'eux. Et, c'était l'opportunité pour nous de réaliser l'importance du travail qu'on faisait en ex-Yougoslavie.

Je suis revenue de l'ex-Yougoslavie avec une appréciation pour notre pays, une compréhension des sacrifices que nos vétérans ont faits pour qu'on ait ce pays-là aujourd'hui et aussi un grand respect, un nouveau respect pour ce que nos casques bleus ont accompli à travers les années. Il y a aussi une photo d'un soldat [avec] un petit chiot dans un casque: il me semblait que nos soldats avaient toujours au moins un petit animal avec eux dans le peloton, que ce soit un petit chien ou une tortue ou même des araignées. Ça nous amenait un petit peu de diversion, malgré que c'était temporaire, mais au moins pour un petit peu de temps on s'évadait de toute la tragédie qui nous entourait.

Notre peloton, le peloton anti-char, a eu comme commande de construire un terrain de jeux pour des jeunes enfants pas loin de notre camp et donc pendant un répit de la guerre vraiment et entre des patrouilles, les soldats s'acharnaient sur la construction d'un terrain de jeux. Et c'était vraiment magnifique après un bout de temps de voir les enfants se balancer sur les balançoires que les soldats avaient bâties. Encore une fois, ça nous a permis peut-être d'apprécier ce qu'on avait, nous, ici au Canada, et d'apprécier le travail qu'on faisait à l'étranger pour aider non seulement à restaurer la paix mais aux enfants de trouver un petit peu de bonheur.

 

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