Témoignages d'anciens combattants:
J. L. Roger Gagnon

Armée

  • Remise de la médaille de Gardien de la Paix à Roger Gagnon par le Président du Corée du Sud lors d'un voyage à Seoul pour revoir la Corée, septembre 1986.

    J.L. Roger Gagnon
  • Le bateau de transport de troupes du Royal 22e Régiment pour aller de Seattle au Japon, juillet 1951. Avec la permission de Roger Gagnon.

    J.L. Roger Gagnon
  • Roger Gagnon à Rivers, Manitoba au cour de parachutiste, juillet 1953.

    J.L. Roger Gagnon
  • Photo de Roger Gagnon à 23 ans qui était dans la Presse de Montréal après sa chute de 1,000 pieds quand son parachute ne s'ouvrit que partiellement, printemps 1955. Avec la permission de Roger Gagnon.

    J.L. Roger Gagnon
  • Remise des ailes de parachutiste suite à un cours de parachutiste que Roger Gagnon a suivi en Manitoba en, juillet 1953. Avec la permission de Roger Gagnon.

    J.L. Roger Gagnon
  • Livre de service et de paye de Roger Gagnon, 1950-54.

    Livre de service et de paye de Roger Gagnon, 1950-54. Avec la permission de Roger Gagnon.
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Écoutez ce témoignage

"Au mois de novembre, le 21 novembre (1951), durant la fameuse bataille qui dure trois jours, j’ai perdu 15 de mes camarades qui sont morts durant ces trois jours. Le 21… et moi-même, je me suis fait blesser par des éclats d’obus. "

Transcription

Mon nom est J.L. Roger Gagnon. Je suis né à Chicoutimi, le 17 septembre 1931. J’ai deux enfants et marié à Ghislaine Kennedy. J’ai joint l’Armée canadienne le 29 décembre 1950. Je me suis engagé à Montréal. Mon numéro de matricule était SD802456. On m’a envoyé à Valcartier près de Québec, pour faire ma base d’entraînement. C’est là que j’ai su que j’étais dans Le (Royal) 22e Régiment, 2e Bataillon. Ensuite, on m’a envoyé à Wainwright, Alberta pour un entraînement plus avancé. J’ai été là un mois et demi à deux mois. Et de là, je suis parti pour le Japon, encore faire de l’entraînement dans les montagnes de Hara Mura et de Nippon Bara, qui ressemblaient aux montagnes de celles de la Corée.

Après le Japon, me voilà enfin en Corée. Tout se passe très bien. Je suis sur la montagne 166. Je fais des patrouilles assez tranquilles. C’est assez tranquille. Jusqu’au jour où l'on nous transfère sur la montagne 355. Celle qui domine la Corée. Au mois de novembre, le 21 novembre (1951), durant la fameuse bataille qui dure trois jours, j’ai perdu 15 de mes camarades qui sont morts durant ces trois jours. Le 21… et moi-même, je me suis fait blesser par des éclats d’obus.

Le lendemain après-midi, on m’a évacué pour me faire opérer dans un hôpital de campagne (sous une tente, à peu près à 10 milles des lignes du front). Puis, j’ai été transféré au Japon, à l’hôpital de la ville de Kure, non loin où j’avais été au camp de Hiroo, lors de mon arrivée pour la première fois au Japon. À l’hôpital de Kure - là, j’ai passé le jour de Noël et le jour de l’An (1952). Je n’avais pas le choix!

On m’a renvoyé au Canada-là, au mois de janvier, par avion médical. J’ai fait faire plusieurs arrest, toujours dans les hôpitaux : Tokyo, au Midway, Hawaii, Fort Lewis Washington, Toronto, puis enfin Québec. Rendu ici à Québec, je me suis rapporté au dépôt numéro 4 de Montréal, car mon régiment était encore en Corée. En attendant, on m’a envoyé au CATS. Ça, c’était le Canadian Army Training Schools. C’était juste en attendant que je puisse aller me renvoyer au 2e Bataillon, mais ça a pris trop de temps. Moi, je voulais aller demander pour aller sauter en parachute. Alors, j’ai fait ma demande pour aller sauter. Là, ils m’ont envoyé au 1er Bataillon. Tout ceci se passe assez bien. J’ai fait mon cours de parachutiste, mais, comme un autre, lors d’un gros entraînement de parachutiste, avec tout le régiment, eh bien, c’est le mien qui a fait défaut. C’est le mien qui a refusé d’ouvrir. Ce qui fait la fin de ma carrière. C’est là que ma carrière a pris fin.

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