Témoignages d'anciens combattants:
Fred Kirkpatrick

Forces aériennes

  • Fred Kirkpatrick, 25 novembre 2009.

    Historica Canada
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"L’avion pouvait se trouver entièrement dans les bois, écrasé, ils faisaient des atterrissages de fortune, le pilote était tué. Ils étaient tous, les pilotes étaient tous très jeunes."

Transcription

J’étais en neuvième année [3ème dans le système scolaire français] et je n’aimais pas le professeur. Alors j’ai quitté l’école et me suis engagé dan l’armée de l’air. Je suis parti de Saint John [Nouveau Brunswick] et suis allé à Moncton où j’ai signé avec l’armée de l’air. Je me suis retrouvé à Montréal. Sur le champ, juste en dehors de Montréal c’est là où nous avons fait nos classes, j’ai aussi attrapé la grippe ou quelque chose comme ça et j’ai passé deux semaines à l’hôpital. Et quand j’en suis sorti, on m’a transféré à la BFC [ base des forces canadiennes] à Chatham [Nouveau Brunswick], pendant toute la guerre. La seule chose dont je me souviens maintenant c’est à Chatham, on avait l’habitude de partir à la recherche des avions qui s’étaient écrasés. Et une nuit, j’avais cet engin pour la neige et on devait aller du côté de l’eau. Et quand on est arrivé près de l’eau, on ne pouvait rien faire parce que c’était, l’eau était tellement haute. Alors le lendemain matin, on y est retourné et on a sorti l’engin et on a fait le tour et on a trouvé une partie de l’épave, et on l’a remorqué sur la rive et on l’a mis dans le camion et on l’a rapporté. Mais le pilote était encore dans l’avion. La glace était à peu près de cette épaisseur et ça l’a traversée direct. Il était mort. C’était l’une de nos tâches principales, partir à la recherche des avions. L’aéroport, ils savaient approximativement où ils étaient et où aller. Mais je n’aimais pas aller de ce côté-ci de l’eau, et traverser. C’était une route de glace. On devait traversé par là parce qu’il n’y avait pas de pont. Mais c’était bien amusant parce que j’avais l’habitude d’ouvrir la porte. Je n’allais pas rester là dedans. Deux gars à l’arrière peut-être, et un à l’avant avec moi. Et je disais, « Si vous entendez que ça commence à craquer, sautez. » Parce que je disais « Vous savez que vous êtes dans l’eau. » J’ai fait ça un certain nombre de fois sur le chemin entre ici et Bathurst [Nouveau Brunswick]. L’avion pouvait se trouver entièrement dans les bois, écrasé, ils faisaient des atterrissages de fortune, le pilote était tué. Ils étaient tous, les pilotes étaient tous très jeunes. Mais ils avaient une radio et ils les appelaient et disaient, « On a trouvé un des avions, trouvé » Ils survolaient le coin et ils pouvaient dire où il se trouvait et on partait pour essayer de le rapporter, ça dépendait de l’état dans lequel il se trouvait. Mais c’était ce notre boulot, vous savez.
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