Témoignages d'anciens combattants:
Marcel Joiner

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"Pour détruire un blindé allemand, pour le rendre hors service, il fallait aller derrière du tank. Voilà où comptait la manœuvrabilité."

Transcription

Eh bien, le danger pour nous était le manque d’armure épaisse comme l’avaient les blindés Tigers, les blindés allemands. Pour détruire un blindé allemand, pour le rendre hors service, il fallait aller derrière du tank. Voilà où comptait la manœuvrabilité. Les Tigers manœuvraient plus lentement, parce qu’ils étaient énormes et lourds et parce que leur canon était bien plus gros que le nôtre. Ils n’avaient pas notre canon automoteur. Ils devaient le bouger manuellement. Nous avions ça de plus. Si nous le voulions, nous pouvions aller derrière un blindé et le détruire par-derrière. C’était la seule manière de le détruire, parce que, par devant, nos obus perforants ne feraient que rebondir. Nous avions donc ça de plus. Je pense que nous avions une puissance de feu supérieure aussi. Ils avaient peut-être une meilleure armure, mais nous avions la puissance de feu et la manœuvrabilité. Ils n’avaient pas ça.

Quand nous étions aux Pays-Bas, nous tenions une position défensive, parce qu’on ne pouvait pas vraiment combattre durant l’hiver en tenant compte du terrain. Nous avons donc pris une position défensive le long du fleuve Meuse. Nous envoyions des gens en reconnaissance du côté allemand du fleuve pour avoir une idée de ce que faisait l’ennemi. Ils devaient voir où se trouvait l’ennemi et quel équipement il avait, puis revenir et faire un rapport à l’escadron. Lorsque l’escadron avait l’information dont il avait besoin, il se déployait à différentes distances dans des zones diverses. La nuit, nous faisions feu en quelque sorte sur certaines positions prédéterminées. Nous savions la distance où se trouvait l’ennemi, et, la nuit, nous tirions des salves sur les Allemands, leurs mitrailleuses et leur équipement lourd. Cela affaiblissait leur position et il est arrivé que des Allemands s’avancent, au petit matin, les mains dans les airs et disant qu’ils se rendaient. Nous les avions frappés vraiment fort quand ça arrivait.

 

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