Témoignages d'anciens combattants:
William Mossip

  • William H. Mossip
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"C’était des photos consécutives que les appareils avaient prises. Il fallait en rogner les côtés et les coller ensemble, et on obtenait une vue en trois dimensions du territoire couvert par les photos. "

Transcription

Quand je suis revenu, le caporal qui était avec moi dans la section des renseignements était… il avait attrapé une maladie, et il avait été évacué vers le Japon. À cette époque, l’officier du renseignement était le lieutenant Peterson. Il avait... il m’a emmené dans le bureau des renseignements. Ça devait être en septembre... en septembre 1952.

Entre autres choses, je pouvais écrire à la machine. Et j’étais... je recevais chaque mois des rapports des actions qui avaient été faites, de la part d’un correspondant dans chaque compagnie. Je dactylographiais ces rapports dans le journal de guerre. Une autre chose que j’ai faite était que j’ai été envoyé suivre une formation sur l’analyse de photos aériennes au quartier général de la 1re division des Marines*. Les Américains prenaient continuellement des photos aériennes au-dessus des... des lignes. Nous en recevions des copies, mais personne ne savait quoi en tirer. Voilà pourquoi j’ai été envoyé suivre une formation.

Quand je suis revenue, on nous apprenait à... c’était des photos consécutives que les appareils avaient prises. Il fallait en rogner les côtés et les coller ensemble, et on obtenait une vue en trois dimensions du territoire couvert par les photos. On pouvait, si on... parfois, on repérait de l’artillerie ou différents objets du côté chinois. C’était très difficile à faire, parce qu’ils... ils étaient bien camouflés. C’était une autre tâche que je devais accomplir.

On obtenait une mosaïque de photos qui s’entrecoupaient, et il fallait les regarder à travers un stéréoscope**. Et, évidemment, ça donnait une idée aux commandants sur le terrain et à la patrouille... le type de zone, la géographie, quel type de terrain ils devaient couvrir s’ils étaient en patrouille.

Ce n’était pas les commandants de compagnie. Ils prenaient simplement... je ne sais pas comment ils faisaient, mais ils choisissaient un simple soldat ou quelqu’un dans la compagnie pour le faire. Ils surveillaient les patrouilles qui sortaient et où celles-ci allaient. Ils conservaient un... combien d’obus ou de mortiers étaient tombés dans leur zone, ce genre de choses.

Lorsque nous étions sur la [Colline] 355***, qui était également appelée Petit Gibraltar, les Chinois ont attaqué, le 23 octobre. Avant ça, il y avait eu une importante concentration de tirs d’artillerie et de mortier, surtout sur la position avancée où un blindé était enterré, et ce blindé a été détruit. Puis, les Chinois ont attaqué le 23 octobre. Ils ont dépassé la première compagnie avancée, la compagnie Baker [B]. Ensuite, ils étaient... la division d’artillerie a été appelée à tirer sur cette position. La compagnie Dog [D], qui était une compagnie de réserve, a contre-attaqué pour repousser les Chinois.

Eh bien, il y avait… il y avait une arme… au Centre de Commandement tactique aérien qui... J’étais là avec l’officier commandant des renseignements**** et le conducteur de la Batterie royale canadienne^, et un conducteur de la Patricia^^, et nous avons placé des hommes dans la tranchée d’armes à côté du bureau de renseignement. En fait, nous avons seulement attendu là-bas et nous nous sommes accroupis, parce que des obus d’artillerie tombaient dans cette zone. Ils lançaient des obus, et nous gardions la tête baissée, mais ils... cette nuit-là, ils ont lancé beaucoup d’obus vers... la compagnie de soutien était juste à côté de nous. Je me souviens d’être dans le bunker, et le sol a commencé à trembler, on pouvait reconnaître... les obus qui tombaient. Mes directives étaient de partir de ce bunker et de descendre, et cette tranchée était juste en dehors du bureau de renseignement.  Les autres gars ont eu les mêmes directives... si quelqu’un venait par là nous devions... personne n’est venu par-là, finalement.

 

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