Témoignages d'anciens combattants:
Józef (Joseph) Obierski

  • Józef Obierski
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"En avril, après avoir terminé cela, ils [les autorités allemandes] nous ont séparés pour aller travailler dans les fermes. Pendant ces années, de ’40 à ’45, j’ai travaillé dans les cinq fermes. "

Transcription

Je devais faire un rapport sur mon arrivée en Allemagne, parce que l’Allemagne avait déjà pris notre village.

Au début novembre [1940], il y avait quelque chose dans les nouvelles pour nous, parce que, à côté des grilles, il y avait plus de tables, plus de soldats, des soldats allemands, quelques Volksdeutsche. Et, tout en lisant, en appelant votre nom, ils nous séparaient : un groupe de gars à droite, un groupe de gars à gauche. Je suis allé dans le groupe de gauche.

Après avoir terminé, le côté droit rentrait à la maison, mais ils ont dit au côté gauche : « Revenez demain à la même heure, et vous pourrez prendre de la nourriture pour 24 heures. »

Le lendemain matin, un gros camion est venu et, après être embarqué, nous avons voyagé à Antoniego [en Pologne], près de Wagrowiec [en Pologne]. À Antoniego, il y avait plusieurs soldats polonais. Mais, dans la base militaire de cet endroit, il y avait un bâtiment, une école, et un grand champ. Nous ne faisons rien, sauf une heure de travail chaque matin et chaque soir.

Nous dormions sur de la paille, sans couverture, rien du tout*. Celui qui avait un manteau d’armée, ou quoi que ce soit pour se couvrir, était chanceux. Il y avait un garde, notre garde, un soldat allemand, qui avait bon cœur. Il apportait un seau, un seau plein de marmelade.

Le jour suivant, nous avons commencé à travailler dans le champ, à commencer notre entraînement. Mais il faisait si froid que nous n’avons pas pu en faire beaucoup. De toute manière, peu importait la météo, nous y allions. Avant avril [1943], il est tombé beaucoup de neige, et nous avions des pelles et nous dégagions l’entrée du bureau, le bureau du gouvernement [des autorités allemandes].

En avril, après avoir terminé cela, ils [les autorités allemandes] nous ont séparés pour aller travailler dans les fermes. Pendant ces années, de ’40 à ’45, j’ai travaillé dans les cinq fermes. Certains fermiers avaient bon cœur. Ils étaient désolés pour nous. Mais certains autres, surtout la jeune génération, ils étaient…je ne veux pas en parler.

Ensuite, nous sommes allés travailler dans le port. Ils [les Allemands] nous ont transférés vers la frontière allemande, à Blumenfeld [en Allemagne].

Quelques semaines plus tard, nous sommes allés à notre camp, à Binningen [en Allemagne]. Nous avons quitté ce Blumenfeld. À mi-chemin est venu un gros camion qui a ramassé les vingt soldats pour aller à Binningen.

Je suis venu au [17e Régiment d’artillerie lourde], et j’ai été transféré dans un village, Squinzano [en Italie]. Squinzano n’était pas très éloigné de Mottola [en Italie]. Mais j’ai été chanceux : à Squinzano, j’ai été assigné au travail de bureau [du régiment]. J’ai eu le poste d’assistant au Major Szwed. C’était très bon pour moi parce que je n’avais rien fait d’autre que de travailler dans un bureau.

Nous sommes restés en Italie pendant un an. Du port, nous avons voyagé en Angleterre, à Liverpool**.

* Description du camp de prisonniers de guerre en Allemagne.

** Mr. Obierski est allé à South Hampton [en Angleterre].

 

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