Témoignages d'anciens combattants:
Rex Fendick

Forces aériennes

  • La mitrailleuse Vickers et son trépied. Le peloton de mitrailleurs commandé par le lieutenant Fendick comptait quatre de ces mitrailleuses dans son arsenal.

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  • Le goniomètre panoramique de la mitrailleuse Vickers. Offert par Reginald Fendick.

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  • Cette mitrailleuse 42 allemande issue d’une capture a servi d’« arme de la dernière chance » au peloton mitrailleur du lieutenant Fendick pendant la campagne du nord-ouest de l’Europe de 1944-45.

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  • Boussole à prisme utilisée par Reginald Fendick pendant son service militaire.

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"J’ai servi au Canada dans l’unité des St. John Fusiliers et me suis porté volontaire pour servir outre-mer dans l’armée britannique en tant qu’officier délégué par mon pays"

Transcription

Je m’appelle Fendick, Rex de mon surnom, et j’ai été officier de l’armée. J’ai commencé mon service à 18 ans pour devenir officier mitrailleur spécialisé. J’ai servi au Canada dans l’unité des St. John Fusiliers et me suis porté volontaire pour servir outre-mer dans l’armée britannique en tant qu’officier délégué par mon pays. Cette mesure, qui consistait à « prêter » des officiers d’infanterie à la Grande-Bretagne, avait été approuvée par le Parlement canadien avant l’invasion du nord-ouest de l’Europe. Je me suis joint à l’armée britannique dès mon arrivée en mai 1944, pour bientôt me retrouver en France avec les troupes envoyées en renfort au neuvième jour du Débarquement de Normandie. Avec un ami de Fredericton, Mac McConaghy, j’ai alors été affecté à la 2e armée britannique, le régiment Middlesex, de la 3e Division d’infanterie britannique qui avait atterri le Jour J à Sword Beach. Le régiment Middlesex était le bataillon mitrailleur de cette 3e Division. Nous l’avons rejoint en pleine action pour aussitôt prendre les commandes d’un peloton. Mon baptême du feu, je l’ai eu dès ce premier jour. Pour notre première grande bataille, nous avons pris la ville de Caen, après quoi nous avons emprunté la direction est pour former l’attaque de flanc de la 2e armée britannique, dans la zone où la 6e division aéroportée avait atterri le Jour J, près de la rivière de l’Orne. Le combat a été très rude en raison du mauvais temps et de l’acharnement des Allemands. La 21e Panzer Division était la seule division blindée affrontant l’ensemble des Forces alliées débarquées le Jour J, et elle s’est aussitôt trouvée sur notre front pendant toute cette période. Nous nous sommes ensuite déplacés à l’extrême droite de la 2e armée britannique, aux côtés des Américains, et c’est là que j’ai été blessé quand mon porteur universel a sauté sur deux mines Teller. J’ai séjourné deux ou trois semaines dans un hôpital de Normandie avant de rallier mon bataillon. Nous avons par la suite traversé la Belgique pour nous joindre aux Pays-Bas à la bataille de Reichswald, qu’on a qualifiée de bataille canadienne même si les trois quarts des troupes dirigées par le général Crerar de la 1re armée canadienne étaient d’origine britannique. Cela nous a mené jusqu’au Rhin, que nous avons franchi pour observer le largage de troupes juste derrière la ville de Rees. De là, nous sommes entrés en Allemagne et avons assisté à la libération des prisonniers des camps de concentration. L’Allemagne a ensuite capitulé juste après l’attaque que nous avons lancée sur la ville de Brême et qui a mis fin à la guerre. Sitôt après la prise de Brême, j’ai été envoyé en permission et je me trouvais en Grande-Bretagne le Jour de la Victoire en Europe. J’ai vu la foule londonienne se masser autour de Trafalgar Square pour célébrer ce Jour V, qu’on fêtait simultanément dans les principales villes britanniques. La foule était si dense qu’elle bloquait les autobus. Le soir même, je prenais le train en direction de l’Allemagne pour servir en zone occupée.
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