Témoignages d'anciens combattants:
James Kitchener “Jim” Fox

Armée

  • Ailes de l'U.S Flying attribu/es par l'U.S Navy a James Fox pendant la guerre au sud de D/troit, Etats-Unis), une fois l'entrainement complete.

    James Fox
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"Alors le garde qu’on avait à l’entrée principale, ce gamin il était venu tout seul et il lui a donné un bonbon. Le jour suivant, il y avait une cinquantaine d’enfants."

Transcription

Je viens de Toronto en Ontario. Je suis né dans l’hôpital des femmes à Toronto. Et à cette époque, mes parents habitaient à l’angle de Bloor et de Havelock, dans le coin sud-est. On vivait au 3ème étage (2ème en France) et ma mère avait l’habitude de monter ses courses à l’étage et le laitier venait livrer le lait et le laissait en bas des escaliers. Alors elle devait le monter. Et la rue Bloor était en pleine construction à ce moment-là. Et cette toute petite route est devenu la rue Bloor comme vous la connaissez aujourd’hui. Et je me souviens très bien de quand elle devait traverser la rue. C’était tout en chantier. Et le contremaitre envoyait un de ces ouvriers, alors elle me portait et lui il la portait avec moi dans les bras, il nous faisait traverser cette chaussée complètement défoncée et puis il la posait de l’autre côté de la route. Alors quand je suis parti à l’armée, j’étais simple soldat et dès que j’ai découvert ce que je pourrais faire, ils m’ont installé avec une planche à dessin et j’étais censé travailler sur la conception d’un bureau, un bureau de chantier pour nous, comme pour le commandant et le, etc., pour travailler là, quand on était sur le terrain. On a appris comment mettre en place un pont Bailey et on a appris un certain nombre de choses en matière d’explosifs, des choses que j’ignorais auparavant. Et puis on est partis outre-mer. Je crois que c’était en 1941 qu’on est allés là-bas. On est allés en Grande-Bretagne. On nous a emmenés dans un endroit appelé Ashton Keynes. Et Ashton Keynes, c’est une espèce de propriété. Et il y avait trois entrées, c’était une très grande propriété. Et notre unité toute entière vivait là dans des tentes et dans les bâtiments. Et pendant qu’on était là-bas, on a construits un abri antiaérien aux gens et comme on était canadiens, évidemment, on avait des tas de friandises. Tous les jeunes enfants là-bas, certains d’entre eux n’avaient pas eu de bonbons depuis des semaines et des semaines. Alors le garde qu’on avait à l’entrée principale, ce gamin il était venu tout seul et il lui a donné un bonbon. Le jour suivant, il y avait une cinquantaine d’enfants, tout le long, qui attendaient pour avoir des bonbons. Donc c’était l’une de nos principales instructions, prendre des bonbons pour les enfants. Je pense que ça nous donnait le sentiment d’être un peu chez nous, vous savez.
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