Témoignages d'anciens combattants:
Bruce Agnew

Forces aériennes

  • Bruce Agnew travaillant sur un avion Typhoon nommé "B for Bev" en France en 1944.

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  • Programme et menu du Pavilion, un café et club de danse à Bournemouth, Angleterre. M. Agnew a visité le club en novembre 1943.

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  • Annonce parue dans le Winnipeg Tribune, le 23 novembre 1943 après que les parents de Bruce Agnew furent informés de l’arrivé saine et sauve de leurs fils en Angleterre.

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  • Un billet de bateau pour la traversée Canada-Angleterre à bord du Mauritania en novembre 1943. Le billet indique qu’un hamac lui avait été assigné pour la traversée.

  • Carte de repas de Bruce Agnew. Il devait porter cette carte avec lui en tout temps lors de son affectation à la station Hurn (RAF). Un poème inscrit sur la couverture rappelle aux soldats de ne pas gaspiller la nourriture : ‘’So help us now no food to waste, And we will try to serve your taste.’’

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Écoutez ce témoignage

"Le jour J est arrivé et nous sommes partis pour la France le 25 juin. Il y avait une piste d’atterrissage pour nous et nous avons atterri sur la plage Juno. Les sorties se faisait à partir de Juno. Nous aidions les soldats au sol; certains étaient restés pris dans leurs chars d’assaut, d’autres étaient coincés par des barrières de béton ou autre obstacle. Nous avions des bombes de 500 et de 1000 livres. Alors, nous allions dégager le chemin pour les troupes."

Transcription

Je m’appelle Bruce Agnew. Je me suis joint à l’Aviation royale du Canada (ARC) le 22 août 1942, mon dix-huitième anniversaire de naissance. Nous avons fait notre entraînement ici à Winnipeg pour apprendre comment utiliser différents outils et tout ça. Je n’étais pas pilote, je faisais partie de l’équipe au sol, j’étais mécanicien des cellules d’avions. Après le Jour de l’an, nous avons tous été transférés à Brandon pour un programme d’entraînement pour la carabine et pour la marche militaire et tout çà. Ensuite, ils nous ont envoyés à St. Thomas pour une formation plus poussée sur les avions. Ensuite, vers Vancouver où je fus posté à Jericho Beach. Il y avait un gars de Winnipeg qui devait se marier. Sa fiancée devait venir en visite et il puisqu’il devait être transféré en Alaska, il cherchait quelqu’un avec qui échanger son poste. J’étais jeune et sans attache alors j’ai accepté d’aller à sa place en Alaska me joindre à l’Escadron 118.

De l’Alaska nous sommes rentrés à Vancouver où nous sommes restés quelques temps. Ensuite, tout l’escadron a été transféré en Angleterre. Nous étions à bord d’un immense vaisseau nommé le (Moritania ?). Nous n’avions pas d’escorte par contre. Plusieurs d’entre nous avions le mal de mer, et au début, nous nous inquiétons des sous-marins mais après un certain temps, nous nous disions qu’un sous-marin serait le bienvenu pour mettre fin à notre misère!

J’ai été posté dans le sud de l’Angleterre pendant un bon bout. Le jour J est arrivé et nous sommes partis pour la France le 25 juin. Il y avait une piste d’atterrissage pour nous et nous avons atterri sur la plage Juno. Les sorties se faisait à partir de Juno. Nous aidions les soldats au sol; certains étaient restés pris dans leurs chars d’assaut, d’autres étaient coincés par des barrières de béton ou autre obstacle. Nous avions des bombes de 500 et de 1000 livres. Alors, nous allions dégager le chemin pour les troupes.

J’ai eu un accident. J’ai été brûlé en France le 11 août 1944. J’ai été évacué en Angleterre à bord d’un avion-hôpital Dakota. Je suis resté hospitalisé jusqu’au 12 décembre. Lorsque j’en suis sorti, j’ai passé mon examen à Londres et ils m’ont retourné au Canada. J’étais heureux de rentrer, j’étais chez-nous pour Noël et j’en étais content mais j’ai quand même demandé à être renvoyé outre-mer. Les gens me pensaient complètement dingue!

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