Témoignages d'anciens combattants:
Doris Wallace

Armée

  • Doris (MacDonald) Wallace jouant de la cornemuse en tant que membre du groupe de cornemuse du Coprs des femmes de l'Armée canadienne.

    Doris Wallace
  • L’orchestre de cornemuses du Service féminin de l’Armée canadienne à Leeuwarden en Hollande, septembre1945. Cette photo a fait la couverture de la revue ‘’ Canada Weekly Magazine’’.

    Doris Wallace
  • Doris a reçu son certificat du département des finances des États-Unis en reconnaissance de la tournée effectuée par l'orchestre de cornemuses pendant la guerre. Lors de la tournée qui a duré 10 jours, l'orchestre a joué dans 22 villes de Pittsburgh à Washington, D.C.

    Doris Wallace
  • Plaques d’identification du Caporal Doris MacDonald Wallace.

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  • Insigne de service de cornemuse qui était porté sur la manche. Collection de Doris Wallace.

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"À travers tout çà, les femmes sont devenues amies à vie. Mes expériences de guerre sur ces trois années furent les plus excitantes de ma vie. Je suis très reconnaissante d’avoir eu la chance de servir mon pays ce cette façon."

Transcription

Je décris mon temps avec l’orchestre de cornemuses du Service féminin de L’Armée canadienne ou CWAC (Canadian Women's Army Corps) lors de la Deuxième Guerre mondiale comme une ‘’vacance payée". Pas beaucoup de paye mais beaucoup de voyage. J’étais W110631, MacDonald DA, Caporal-cornemuseur. Nous avons été recrutés pour remplacer les soldats envoyés outre-mer. Au Canada, nos tâches consistaient à agir en tant qu’ambassadeurs pour rehausser l’image des femmes soldats, pour recruter plus de femmes soldats, pour faire la promotion des ventes des bons de la défense nationale au Canada et aux États-Unis et pour jouer lors de défilés partout au pays. Il y avait des hauts et des bas, évidemment. Parmi les ‘’hauts’’ il y avait la reconnaissance publique, les réceptions, les articles de journaux, les foules qui assistaient à nos prestations. Parmi les ‘’bas’’ il y avait de longues heures en tournée, le voyage – plus souvent qu’autrement en camion militaire mais parfois en train et en autobus. En tournée, il était difficile de faire la lessive, de maintenir des uniformes propres, de rester bien coiffé et d’assurer le bon état de nos instruments. Pou la plupart des femmes soldats, je crois que le rêve était de voyager outre-mer. Nous y sommes parvenues après le jour V, le 7 mai 1945. Nous sommes arrivées à Appledorn en Hollande en juillet et nous nous sommes installées dans un gros édifice dont on avait chassé les officiers allemands il y avait à peine six semaines. Sur le contient nous avions joué pour des unités canadiennes alors que les hommes attendaient lors de leur voyage de retour. Nous avions aussi joué dans les hôpitaux canadiens et aussi, bien sûr, lors de défilés organisés par les églises. À travers tout çà, les femmes sont devenues amies à vie. Mes expériences de guerre sur ces trois années furent les plus excitantes de ma vie. Je suis très reconnaissante d’avoir eu la chance de servir mon pays ce cette façon.
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