Témoignages d'anciens combattants:
Andrew “Andy” Westie

Armée

  • Andrew Westie en Italie le 1er décembre 1943. M. Westie s’est enrôlé dans l’Armée en janvier 1941 et a servi avec le Corps royal canadien des Transmissions jusqu’en mars 1946.

    Andrew Westie
  • Le bain sur le terrain. C’était la façon normale de procéder; en temps clément, le soldat gardait ses bottes et faisait chauffer l’eau dans un sceau pour se laver. À l’occasion (une fois par mois ou moins souvent), une douche mobile était mise à la disposition des soldats. 1943.

    Andrew Westie
  • Grades supérieurs avaient ces baignoires "qui ont été faites à partir de toile imperméable à l'eau sur un cadre pliant en bois, comme un lit de camp. Néanmoins, l'eau chaude n'est pas toujours facile à trouver. 1944

    Andrew Westie
Agrandir l’image
Écoutez ce témoignage

"Ce qui m’a manqué le plus c’était un lit ; après mon départ de la Grande Bretagne, je n’ai plus jamais dormi dans un lit jusqu’à la fin…."

Transcription

Je m’appelle Westie. J’ai servi dans l’Armée pendant cinq ans et un mois, ou deux. Numéro K74612. J’ai servi dans le Corps royal canadien des Transmissions (CRCT) où j’ai été affecté à plusieurs unités. Si je me rappelle bien, je suis arrivé en Angleterre en novembre sous un bombardement aérien. Ce fut très impressionnant – beaucoup de lumières et d’obus. Je suis resté en Angleterre jusqu’à la grande mobilisation en novembre 1943. Le plus gros convoi du genre, je crois. Nous avons pris ce qui restait de l’équipe et sommes descendus en Sicile à bord du Argentina, auparavant un bateau de croisière de luxe aux États. Les lits étaient faits de toile avec des cadres en métal et étaient superposés sur six étages avec environ vingt pouces entre les rangées, juste assez pour s’y glisser. La plupart des soldats dormaient en bas. Moi, j’ai eu la chance d’avoir une place en haut, dans une cabine, parce que j’avais des tâches administratives. J’avais une belle vue en traversant la Méditerranée. Nous avons perdu deux navires lors de la dernière nuit de notre voyage. Nous avons regardé par le hublot ; nous avons levé le black-out pour regarder. Nous étions relativement bien traités avec l’artillerie. Nous n’avions pas à effectuer des tâches d’infanterie. Mais, il y avait beaucoup d’obus, de bombes et toute sorte de projectiles qui fusaient de toutes parts. Nous avions de gros canons, des 4.5 pouces and des gros tracteurs pour les transporter. Mais ces équipements ont tous été coulés dans le port de Bari et nous avons été hors combat pendant sept semaines jusqu’à ce que le matériel fût remplacé. Donc, d’une façon, notre régiment a été chanceux. Après ça, tout a bien été. Nous avons combattu dans tous les combats du 1e Corps canadien. Ce qui m’a manqué le plus c’était un lit ; après mon départ de la Grande Bretagne, je n’ai plus jamais dormi dans un lit jusqu’à la fin….jusqu’à mon retour en Europe. En fait, vers la fin de la guerre, pour une ou deux semaines, nous avions accès à des lits superposés. À part ça, nous n’avions pas de place pour s’assoir ni pour s’allonger. C’est ce qui m’a manqué le plus. Sur les lignes de front, nous étions toujours exposés aux éléments. À tous les soirs, nous devions nous faire des petites structures de creusement pour se mettre l’abri. Sauf pour un coup direct, somme toute assez rare, nous étions saufs. Je suis resté avec la même unité jusqu’à la fin de la guerre, le 2e Régiment d'artillerie de campagne. Je suis parti avant les autres, je crois qu’ils sont tous rentrés en groupe tandis que moi, puisque j’étais attaché, j’ai été affecté à une autre unité pour accélérer ma rentrée mais ça n’a pas très bien fonctionné.
Follow us