Témoignages d'anciens combattants:
Diane Olive Hawthorne

Armée

  • Plaques d'immatriculation de Diane Hawthorne.

    Diane Olive Hawthorne née Reed
  • Diane Hawthorn en uniforme, Belgique, 1945.

    Diane Olive Hawthorne née Reed
  • Diane Hawthorne, Belgique, 1944.

    Diane Olive Hawthorne née Reed
  • Diane Hawthrone est la 7ème à gauche au 2nd rang.

    Diane Olive Hawthrone née Reed
  • Livret de ration de Diane Hawthorne, 1945-46.

    Diane Olive Hawthorne née Reed
Agrandir l’image
Écoutez ce témoignage

"Le Blitz a duré 68 nuits consécutives à Londres et c’est là qu’on nous avait envoyés."

Transcription

En 1941, j’ai reçu la nouvelle de la disparition de ma mère. Elle travaillait à Londres et on l’a cherchée sans relâche pendant cinq jours et on l’a finalement retrouvée parce que chaque endroit où vous vouliez aller, un hôpital, et il y avait tellement de décombres sur la route que c’était impossible d’arriver jusque-là. Et puis on l’a finalement retrouvée et comme il y avait tellement de gens qui se faisaient tuer chaque nuit, on mettait les gens dans des caisses de pommes, des caisses en bois pour les pommes c’est là qu’ils étaient. Les cercueils était faits avec ces boites et on a dit, non, on ne voulait pas qu’elle soit enterrée dans une fosse comme ils appelaient ça, c’était une longue tranchée pour mettre les corps. Et on allait la ramener là où elle était née. Alors on l’a ramenée à Norfolk [Angleterre] et c’est là qu’elle a été enterrée. A partir de là, j’ai senti qu’il fallait que je fasse quelque chose pour contribuer à l’effort de guerre c’est pourquoi je me suis portée volontaire. J’avais 17 ans, mais il ne m’ont pas prise avant l’âge de 18 ans. Et je suis allée à Honiton dans le Devonshire pour suivre une formation pour être dans l’armée et de là je suis allée à Oswestry dans le Shropshire, pour suivre une formation pour être dans l’artillerie royale. Et je me suis fait plein d’amis, ce qui était fantastique. Et ensuite on est allé en Ecosse, en premier à Whitby dans le Yorkshire parce que vous pouviez monter sur le, monter les 99 marches à chaque fois le matin, et puis les descendre à midi pour le déjeuner, les monter à nouveau l’après-midi et redescendre le soir comme ça on était au dessus de l’océan. Et on avait un avion qui était formé à tirer un truc appelé un manchon sur une longue corde. Et on devait tirer sur ce manchon et le pauvre pilote dans cet avion, j’ai tout le respect du monde pour lui quand les gens s’entraînaient à lui tirer dessus, ou sur le manchon. Alors c’était 99 marches quatre fois par jour. Quoiqu’il en soit, on était censés être bien entraînés au moment de quitter cet endroit, et ensuite on est allés en Ecosse, près de Glasgow, à Bishopton. Et là-bas, il faisait très, très froid et on aurait dit que le sol était humide en permanence. On entretenait le feu, mais quand on était en service au poste de tir on devait éteindre le feu. Alors on a pensé que si on maintenait le sol toujours humide on pourrait laisser le feu allumé. Alors c’est ce qu’on faisait, on jetait un seau d’eau sur le sol pour le garder humide. Et de là, je crois que nous sommes allés dans la région de Londres. Le Blitz a duré 68 nuits consécutives à Londres et c’est là qu’on nous avait envoyés. Et je travaillais en haut avec le projecteur une nuit et la nuit suivante j’étais en bas dans la chambre de navigation à m’occuper de la coordination des avions qui arrivaient. Mon amie et moi on faisait les deux en alternance et elle était en haut sur le projecteur cette nuit-là et j’étais en bas dans la chambre de navigation. Et on a entendu du vacarme en haut et après on nous a dit de suspendre, et on a découvert que Nan, c’était son nom, Nan avait reçu un éclat d’obus et son œil pendait sur sa joue. Et c’était vraiment désespérant. Et elle a écrit pour dire à son petit ami en Europe ce qui s’était passé et il lui a répondu dans une lettre, « Ne plaisante pas avec ces choses-là. » Il ne croyait pas qu’elle avait été blessée. Quoiqu’il en soit, on était, un autre soir on travaillait sur le pointeur et mon numéro 5 était toujours en train de faire des blagues et de s’attraper en disant « oh, j’ai été touchée, j’ai été touchée. » Alors je répondais tout simplement, « Concentre-toi sur ton travail Duffy. » Et cette nuit-là elle a dit, « J’ai été touchée » et elle a mis sa main sur son épaule. Et j’ai dit, « Fais ton travail Duffy. » Et on a continué jusqu’à ce qu’on reçoive l’ordre de suspension et elle a pris sa main et pour sûr, elle était couverte de sang, elle avait bien été touchée par un éclat d’obus cette fois-là.
Follow us