Témoignages d'anciens combattants:
Doris Mae “Squeaky” McMullin

Forces aériennes

  • Aviatrice-chef Doris Mae McMullin en uniforme de la division des femmes des Forces Royales Aériennes Canadiennes (RCAF WD).

    John H. McMullin
  • Doris Mae et le sergent John H. McMullin, Winnipeg, Manitoba, le 19 février 1944.

    John H. McMullin
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Transcription

Pour commencer, je suis descendue à Vancouver pour entrer dans quoi, qu’est-ce que c’était, avec le bâtiment de l’armée de l’air les avions ou quelque chose comme ça. Mais ils n’embauchaient pas. Alors je suis rentrée à la maison et m’a mère a trouvé cette annonce dans le journal deux jours plus tard, à propos de s’engager dans l’armée de l’air. Alors j’y suis retournée, mon grand-père m’y a conduite et il était tellement fier de m’emmener au, je crois que c’était l’immeuble de la banque TD pour que je m’enrôle, même si je suis sûre qu’il aurait souhaité que je sois dans l’armée de terre au lieu de l’armée de l’air parce que c’était un homme de l’armée de terre. Bon, ensuite je suis rentrée à la maison et j’ai attendu, et deux mois je crois et puis j’ai suivi une formation de cinq mois à Vancouver et après je suis partie à Rockcliffe pour faire mes classes. Et de là, je suis allée à le centre de formation mixte à Toronto et c’est là que nous avons terminé et appris tous le… Et puis j’ai découvert que je ne pouvais pas être sténographe, avec ma main gauche, je n’arrivais pas à prendre des notes en sténo assez rapidement, donc je suis devenue simple employée de bureau. C’était toujours amusant quand on allait chercher nos uniformes et tout ça. Et vous deviez vous assurer qu’il vous allait et qu’on vous donne vos chaussures et ces bas gris épais, des bas gris-bleus qu’on devait porter. On avait l’habitude de faire briller le bout de nos chaussures avec l’arrière de nos bas quand on défilait, s’il y avait un petit peu de poussière, vous pouviez voir tout le monde, d’abord un pied et puis après l’autre qui partait derrière leur jambe pour enlever la poussière, pour faire en sorte que ça brille. Et finalement quand j’ai été affectée à Winnipeg, j’ai travaillé sur les livres de bord des avions et les structures, l’hélice et le moteur, je comptabilisais les heures. J’étais affectée à l’escadron là-bas à l’aéroport de Winnipeg. Pour beaucoup il s’agissait de tenir les livres à jour parce qu’on avait les livres de bords pour comptabiliser les heures de vol de l’avion lui-même, par exemple pour la carlingue, et aussi le moteur et l’hélice. Et vous teniez le journal des heures et après tant d’heures, ils devaient passer un contrôle, et puis quand ils avaient volé tant d’heures, ils avaient une révision complète. Les pilotes pratiquaient avec les navigateurs pour apprendre, et je ne sais plus ce qu’il y avait d’autre. Et ils avaient l’énorme Norseman, et c’était à ce moment-là qu’ils ont commencé avec les élèves, trois ou quatre à la fois dans l’avion. Et ça nous donnait à nous les filles l’occasion de monter dans un gros avion, ce qui était très agréable. Mais après que je sois partie, ils les ont finalement laissés monter dans un monoplan, avec juste un pilote et un passager à l’arrière. J’étais déjà partie à ce moment là et je n’ai pas eu droit à ce plaisir. Evidemment, j’ai rencontré mon mari là-bas. Bon, il était pilote et ils étaient stationnés au même endroit, et on prenait le même bus tous les jours pour aller au travail. Et il s’asseyait sur mes genoux, il n’arrivait pas à trouver de siège, comme il disait toujours. Alors j’ai été démobilisée le 12 juin 1944. Oh, j’étais enceinte, alors ils ne voulaient pas de moi. Bon, voyez, nous nous sommes mariés au service mon mari et moi. Ils m’ont fait passé par un examen très détaillé pour être sûrs que j’étais bien enceinte et pas seulement pour de faux afin de pouvoir quitter le service. Parce qu’il paraitrait que certaines filles avaient fait ça parce qu’elle n’aimaient plus être là je suppose. Alors ils m’en ont fait voir de toutes les couleurs mais je n’ai pas de regrets. J’ai eu une charmante petite fille. (rires)
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