Témoignages d'anciens combattants:
Daisy Bird

Forces aériennes

  • Daisy Bird (au centre) avec son équipage, juste avant la fin de la guerre en 1945.

    Daisy Bird
  • Daisy Bird devant l'immeuble de son bureau, 1943.

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  • Carnet de service de la RAF appartenant à Daisy Bird.

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  • Carnet de service de la RAF appartenant à Daisy Bird.

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  • Daisy Bird tenant son numéro d'identification.

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"J’étais à peu près intacte, mais d’autres s’étaient blessés en se précipitant dans l’abri antiaérien, se tordant la cheville ou se fracturant une jambe en tombant les uns sur les autres."

Transcription

J’étais un auxiliaire féminin de l’armée de l’air [WAAF], en premier, à la fin et au milieu. Je suis allée à Stradishal [Angleterre] et j’y suis restée pendant toute ma carrière. Je n’ai jamais eu d’autre affectation. Mais j’ai été détachée dans d’autres stations pour les aider avec l’organisation de leurs salles des rapports. J’étais très forte pour organiser les choses, et c’est ce qu’ils m’envoyaient faire. Je suis allée à Shropshire et aussi à Waterbeach, envoyée là-bas pour les aider parce qu’ils n’avaient personne qui était formé pour ça.

Je ne pouvais pas révéler quoi que ce soit de ce que je voyais de ces documents parce que c’était privé, c’était des papiers personnels. Et tous les trois mois, je devais prêter serment que je ne révèlerai rien de ce qui était dans les documents qui me passaient sous les yeux. Bon, quelquefois je devais travailler pendant 72 heures, c’est toute une journée, une nuit et une autre journée, sans arrêter. Ce n’est pas drôle, je vous le dis. Et il y avait de la pression parce que je devais faire sortir des documents concernant deux escadrons tout entier et les hommes au sol qui étaient affectés. Et deux de plus qui arrivaient. Alors je travaillais sous pression pour faire tout ça.

Au début de la guerre, je travaillais chez un imprimeur, ils imprimaient des cartes et des choses comme ça. Je travaillais au bureau des commandes. Et je devais localiser le type de cartes qui étaient requises et trouver ce que c’était et qui devait les prendre et beaucoup de chiffres et ce genre de choses. Je n’étais pas là depuis très longtemps quand je suis partie travailler pour la compagnie General Electric, qui a commencé le travail de guerre en faisant des tableaux de bord pour les avions, c’est sur le devant de l’avion là où le pilote a tous les trucs pour ça. Et ils faisaient des radios pour les avions aussi. Et on était des milliers, 30 000 environ à la fin travaillaient pour l’aviation, on travaillait côte à côte, on travaillait en étroite collaboration.

Et puis, évidemment, je suis allée dans l’armée de l’air et là où je travaillais dans le bureau il y avait quatorze personnes en tout qui faisaient toutes un travail différent. J’étais la seule préposée aux documents. Mais certains travaillaient au changement d’affectation des gens. Ou bien les gens dactylographiaient les ordres, des choses comme ça. Ou encore il y avait beaucoup de correspondance qui arrivait et il y avait quelqu’un pour travailler sur ça. Il y avait aussi beaucoup de dossiers et de correspondance qui devait être envoyés partout dans le camp, alors on avait quelqu’un qui s’occupait de les remettre, tel dossier ou tel courrier quelque soit l’endroit où on en avait besoin.

Notre camp a été bombardé, il a été mitraillé en premier. L’avion a envoyé des bombes incendiaires en premier. Et puis le lendemain ils sont venus et ont bombardé le camp. On a dû aller dans les abris antiaériens. Bon moi j’allais bien, mais certains dans l’abri ont été légèrement blessés, des chevilles foulées, des jambes cassées et autre parce qu’il y a eu une telle bousculade à l’entrée, qu’ils sont tombés les uns sur les autres.

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