Témoignages d'anciens combattants:
Marshall Chow

Armée

  • Marshall Chow
  • Marshall Chow portant l'uniforme de l'armée canadienne.

    Marshall Chow
  • Marshall Chow s'entrainant au code Morse.

    Marshall Chow
  • Etat de service de M. Chow avec l'armée canadienne.

    Marshall Chow
  • Photographie contemporaine de Marshall Chow en Colombie Britannique.

    Historica Canada
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"Je sentais claquer contre mes jambes les genoux du type derrière moi. C’est dire que nous tremblions de peur. J’en ris aujourd’hui mais nous étions morts de trouille."

Transcription

Je voulais d’abord m’enrôler dans la force aérienne, c’était 1941, mais ils n’acceptaient pas les Chinois dans la force aérienne. Ils m’ont dit de m’enrôler dans l’armée à la place. Eh bien j’étais au Canada et on nous formait pour être technicien radio et opérateur de transmissions. Donc on était un genre de… pendant un an, avant d’être envoyé en Europe en 1942. À peu près un an plus tard, autour d’octobre 1942, on est parti pour l’ Angleterre.

Oh, la nuit d’avant, j’ai entendu - j’étais en train de faire marcher un ensemble radio- j’ai entendu que ça allait être la fin de la guerre le matin suivant, tôt le matin suivant. C’est comme ça que je l’ai appris. Bien sûr, c’était un des plus beaux jours de ma vie, parce qu’on savait qu’on allait vivre un jour de plus.

Je suis rentré au Canada, je pense que c’était en octobre 1946, la guerre était finie. C’était chacun son tour : ceux qui étaient arrivés en Angleterre en 1939, plus tôt que nous, sont rentrés les premiers. Notre tour n’est pas arrivé avant octobre. Mais pendant cette période on était en Hollande. On a attendu quatre mois après la fin de la guerre avant de rentrer. Pendant ces quatre mois on était Hollande. On a vraiment beaucoup aimé ça parce que tous les matins, l’armée nous apportait un repas et nous emmenait à différents sites, à Rotterdam, Schiedam et tous ces endroits. Le matin, il nous donnait un repas dans un sac. Ensuite, le soir, ils venaient nous chercher pour nous ramener à la caserne. Donc on a fait ça pendant trois ou quatre mois, c’était vraiment bien.

Oh, les bombardiers, ils nous ont aidé un peu sur le fleuve l’Orne [Normandie]. Les Allemands envoyaient des avions en reconnaissance pour prendre des photos et ils larguaient aussi des bombes sur les camions. Évidemment, les communications étaient visées en premier, donc on roulait vers les tranchées et ensuite on était à trois ou quatre là-dedans et je sentais les genoux du gars derrière moi cogner contre mes jambes. Donc on était très…on en rit, mais on avait aussi très peur.

On était sur la route quand des civils nous ont dit que trois Allemands se cachaient dans une meule de foin dans une grange. Donc un officier et deux ou trois d’entre nous y sont allés pour les capturer. Ils sont sortis avec un drapeau blanc, alors on les a fait prisonniers.

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