Témoignages d'anciens combattants:
Jagat Singh Malhi

Armée

  • Jagat Singh Malhi à Pise, Italie, 1944.

    Jagat Malhi
  • Jagat Singh Malhi, 2005.

    Jagat Malhi
  • Certificat indien de l'armée britannique de Jagat Malhi.

    Jagat Malhi
  • Certificat de libération de Jagat Singh Malhi remplaçant celui qui lui a été assigné à Islamabad, 1964.

    Jagat Malhi
  • Certificat de libération de Jagat Singh remplaçant celui qui lui a été assigné à Islamabad, 1964.

    Jagat Malhi
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"Personne ne se souciait de la mort ou de rien. Tout le monde aurait pu mourir. On avait un front à prendre."

Transcription

J’étais professeur de parsi, la langue et la littérature, à l’University of Punjab à Lahore en 1940. C’était le pendjabi, c’était le diplôme le plus élevé. De là, j’étais au collège, j’enseignais juste le pendjabi là-bas à Delhi et pendant ce temps, il y avait la guerre, je voulais savoir comment se passaient les combats, comment la guerre continuait. Donc, je suis entré volontairement dans l’infanterie. Je me suis enrôlé le 18 novembre 1941 et j’ai servi jusqu’au 28 avril 1947. Mon unité s’appelait la Sixth Royal Frontier Force, 13th Frontier Force Rifles.

Mon dépôt était Abbottabad qui se trouve maintenant au Pakistan et la raison pour laquelle je suis allé au Pakistan de cette façon. Donc j’ai commencé, mon service était là-bas toute la journée et j’ai reçu trois étoiles en récompense, l’étoile d’Afrique, l’étoile d’Italie et l’étoile 1939 à1945. Et la médaille de la défense et la médaille de la guerre. J’étais sergent-commis, secteur administratif. J’étais dans le secteur administratif et dans l’infanterie. J’étais toujours avec ma compagnie en train de guetter la ligne du front. On est arrivé à cette ligne en Iraq, ils m’ont formé à Kirkuk, tirer et ces choses-là – exigées. Après mon service de 15 jours, je suis allé à l’étranger.

Près de la pyramide là-bas dans le camp de Mena [Égypte], tous les renforts étaient postés là-bas et emmenés à d’autres endroits. De là, on est allés en Syrie, Palestine, comme ça. Ensuite on est allé en Italie à Taranto. Ce qui m’est arrivé c’est ceci, on m’a recommandé à mon commandant de compagnie, j’étais sous-officier senior, ensuite il m’a demandé qu’on me donne des troupes [sic] et il était environ 11 h du soir ou quelque chose comme ça. Il y avait de la neige, il y avait de la neige et il faisait très froid. Alors il m’a demandé qu’on me donne des troupes et non, non, on ne peut pas, alors on peut y aller tous les deux. Cette nuit ils y sont allés, sont allés dans une ville à un mille de cet endroit. Et ma compagnie avait tout à part pris position près du cimetière de là [sic].

Ensuite mon commandant, il m’a dit : « Jag, prends moi sur tes épaules, je vais casser la fenêtre, regarder et aller à l’intérieur pour les prendre ». Alors le major lui a dit « tu es plus lourd que moi, c’est toi qui me porte ». Alors il m’a pris sur les épaules, je suis allé sur le rebord de la fenêtre et je l’ai brisée avec la crosse de mon fusil, j’ai brisé la fenêtre et je suis entré à l’intérieur. Ensuite, je suis allé là, je me suis rendu compte qu’on était dans un magasin d’alcool. Alors on était tous là-dedans, sortant [l’alcool] de là. On a tout sorti de là, 40, 50 par personne. Ça c’était la fois avec l’alcool.

Quand on marchait, le Général « Monty » [Bernard] Montgomery est passé dans sa Jeep. Et tout à coup, et pendant ce temps, il y a eu un bombardement qui venait du côté ennemi, alors on s’est tous couché à terre. Quand c’était fini, il a ri. Il était sympa, un gentleman sympathique. Il n’était pas grand, il était de taille moyenne environ.

Des gens multiples, combien de gens j’ai vraiment rencontré, ils étaient dignes de confiance, c’était des amis très sincères, des bons amis. Et ils ne vivent pas, ils vont mourir, ils vont vivre comme cette fois-là, ils ne s’en font pas pour ça. Personne ne se souciait de la mort ou de rien. Tout le monde aurait pu mourir. On avait un front à prendre, oui on est au Panjab, vous savez les balles ont été dures cette fois-là, quand tous les malades qui sont morts et qu’on occupait 10 ou 15 par unité. On a attaqué la colline par l’escarpement. Les balles entraient dures et on l’a pris à 3 heures du matin, le matin suivant. Ce sont de bonnes personnes. Oui, je ne peux pas dire qu’il y en ait des mauvais, très serviables, bons et des bons amis.

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