Témoignages d'anciens combattants:
J. Norbert Todd

Armée

  • J. Norbert Todd en Hollande, deux jours après la fin de la guerre. Il était sensé bombarder un fortin allemand avec l’aide de son unité. Mais puisque le fortin était situé entre deux domiciles, et à la demande des citoyens hollandais, ils ont décidé de le démanteler à la main.

    J. Norbert Todd
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"Pendant les six mois avant le jour J, nous avons dû rouler à vélo parce que nous savions qu’au moment des combats, il n’y aurait pas de transports…."

Transcription

Je suis J. Norbert Todd. Je me suis joint le 30 janvier, 1941 et j’ai été démobilisé le 13 décembre, 1945. Alors, j’ai servi à peu près cinq ans – quatre ans outre-mer. J’étais avec le 1e Escadron de campagne et je n’aimais pas du tout cet escadron. Je n’ai pas pu traverser avec mon unité originale parce j’avais été hospitalisé à Petawawa et passé trois mois à Ottawa. Entre temps, mon unité était partie et ils m’ont placé avec le 1e Escadron de campagne. Je n’aimais pas du tout cet escadron, vraiment pas du tout. Mon Sergent était un prêtre défroqué et vous pouvez vous imaginer comment il était méprisable. Mon frère aîné qui était avec les Carabiniers de Winnipeg a réclamé qu’on me sorte de là. Les autorités ont dit, ‘’Oublions ça, tu seras affecté à la 3e Division.’’ C’était la division où se trouvait mon frère. Mais ils m’ont gardé... Ils m’ont donné un grade d’officier et cent-dix hommes et ils ne voulaient pas me laisser partir. Après six mois environ, j’ai eu une engueulade avec le Major et il m’a finalement laissé partir. J’ai été rétrogradé et affecté à la 18e Compagnie de campagne de la 3e Division. Je m’entendais bien avec les gars de cette unité. Il y avait un beau mélange de gars d’à travers le Canada et je suis resté avec cette unité jusqu’à la fin de la guerre. J’étais avec le 1e Escadron de campagne du Génie royal canadien. Les ponts et les mines – c’étaient leurs spécialités. Mais lorsque je me suis joint à la 18e Compagnie de campagne tard en 1942, c’était complètement différent. On travaillait avec l’infanterie à ce moment-là – c’était plutôt du génie d’assaut. On organisait des champs d’obstacles pour l’infanterie et des choses du genre. On s’occupait quand même de ponts et de mines – il fallait rester à jour dans nos affaires. On apprenait aussi des techniques de piégeage, comment dresser et désamorcer des pièges. Ça, c’était très intéressant. Plus tard, environ six mois avant le jour J, ils nous ont donné des vélos. Mais, seulement au Peloton #1 de la 18e Compagnie de campagne. Ils nous ont donné toutes sortes de vélos. Nous avons dû rouler à vélo pendant ces six mois parce que nous savions qu’au moment des combats, il n’y aurait pas de transports. Ils ont distribué des vélos de parachutiste. Et voilà ce qu’on faisait. On avait toujours notre vélo avec nous. Six semaines avant le jour J, on s’est mis à se pratiquer sur les plages. On enlevait les obstacles et on apprenait à désamorcer les mines. On a fait partie de la première vague de troupes le jour J et notre boulot c’était d’enlever les obstacles. Mais on ne nous n’avait pas dit qu’il y avait des mines sur chaque obstacle ! Il y avait, en fait, des mines sur chaque obstacle. Et, il y avait aussi des portes belges, de très hautes barrières
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