Témoignages d'anciens combattants:
Len Van Roon

Armée

  • Appareil photo Kodak avec obturateur monté sur roulements à billes que M. Van Roon a acheté à Londres en 1944 pour 2,50 $.

  • Bottes d’armée de la 3e Division canadienne utilisées lors de l’invasion de la Normandie le 6 juin, 1944.

  • M. Van Roon a envoyé cette carte postale à sa mère, le 10 juin, 1944. Il savait qu’elle serait au courant du débarquement du jour J et il voulait la rassurer qu’il était sain et sauf.

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"Lorsqu’est venu le temps du débarquement, je voulais simplement en finir et mettre tout ça derrière moi. J’aurais fait n’importe quoi pour débarquer de ces bateaux."

Transcription

Je m’appelle Len van Roon. Mon numéro d'immatriculation militaire est H1240 – on n’oublie jamais ces choses. Je suis né à Winnipeg. Mon père est décédé lorsque j’étais petit alors, je n’avais aucune expérience dans à peu près tout. J’ai obtenu ma onzième année. Ensuite, la guerre est venue et tout le monde ressentait le besoin d’y aller alors tout le monde y est allé. Ce fut toute une expérience pour un gamin qui venait d’une petite ferme de poulets en banlieue. La plus drôle est qu’une de mes premières activités a été de craquer des œufs pour plusieurs centaines d’hommes dans les baraques. Je devais craquer les œufs et les placer dans des moules à muffins. C’était tellement ennuyant que je me souviens d’une fois où j’ai placé la coquille dans le moule et jeter l’œuf ! Ce fut mes débuts dans le service militaire. J’ai fait mon entraînement de base à Winnipeg et ensuite, un entraînement en artillerie antiaérienne à Dartmouth en Nouvelle-Écosse avant de partir pour l’Angleterre. J’aurais voulu me joindre à une unité d’artillerie de campagne mais je n’étais pas assez fort en trigonométrie. J’ai donc été relégué à des activités antiaériennes ce qui me convenait, finalement. Un jour, j’ai été choisi avec un autre gars pour une formation d’assistant à l’Officier en prévention et lutte contre les incendies. On est abouti avec la 19e Artillerie de campagne. On était basé à Bournemouth en Angleterre et on montait à bord les navires à Poole Harbour, tout près de Bournemouth. Ces navires effectuaient des manœuvres pour confondre l’ennemi en s’approchant des côtes de la France et en causant de l’interférence sur les radars, et d’autres choses du genre. Et, Oh ! Boy ! Que ne je suis pas matelot ! Je détestais ces navires. En tous cas, ça servit d’entraînement pour le débarquement initial. Lorsqu’est venu le temps du débarquement, je voulais simplement en finir et mettre tout ça derrière moi. J’aurais fait n’importe quoi pour débarquer de ces bateaux. Nous devions opérer dans un genre de tout petit bateau, comme un bateau de pêche. Ces bateaux contenaient quatre matelots chacun et ils étaient rattachés au navire principal, comme un bateau de sauvetage. Ensuite, les bateaux furent lancés dans la Manche et, je peux vous dire que la mer était très houleuse ! Notre mission était de lancer un barrage d’artillerie sur les plages. Il y avait deux équipes au cas où l’une des deux soit perdue. Mais le deuxième bateau n’est jamais arrivé. On a été pas mal chanceux de se retrouver dans l’équipe qui a survécu.
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