Témoignages d'anciens combattants:
Freddy Walls

Armée

  • Photo prise une semaine avant que Freddy Walls termine son service militaire, en mai 1946.

    Freddy Walls
  • Freddy Walls, le 25 novembre 2009.

    Historica Canada
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"Bon, on avançait, la première chose, un énorme boom. Ils avaient de l’artillerie légère et des armes légères et ils ont tout fait partir à un moment donné et je conduisais et la première chose, tout s’est détraqué."

Transcription

Je m’appelle Fred Walls. Je suis né à Chatham dans le Nouveau Brunswick le 28 octobre 1923. Le 30 juillet, j’ai débarqué en France à un endroit appelé Caen. Et je montais les munitions au Fort Garry Horse Tank Regiment par camion, je montais les rations pour l’infanterie et je déplaçais les hôpitaux d’un endroit à un autre et j’apportais aussi le carburant au Fort Garry Horse Tank Regiment. On ne se trouvait jamais au milieu de la bataille. On était toujours en haut, et on apportait les obus ou les munitions ou l’essence, c’était toujours à l’arrière des lignes. Et puis il y a les camions de l’artillerie ou de l’infanterie qui venaient et prenaient tout ça. Et à partir de là, je suis allé en Belgique et en Hollande et je suis monté jusqu’à un endroit appelé Arnhem en Hollande. Les allemands avaient attaqué notre convoi. Bon, on avançait, la première chose, un énorme boom. Ils avaient de l’artillerie légère et des armes légères et ils ont tout fait partir à un moment donné et je conduisais et la première chose, tout s’est détraqué. Le camion a basculé dans le fossé, ça a fait gicler les roues de devant de mon camion, a basculé dans le fossé. J’ai pensé en moi-même, mince alors ça pourrait bien être la fin. Ouais. Alors j’avais trois ou quatre côtes cassées et un éclat d’obus dans la jambe droite et je saignais pas mal. Alors je suis juste resté dans le fossé pour me protéger. Et puis quand ça a été complètement terminé, les secours viennent et me mettent sur un brancard de fortune, me mettent à l’arrière du camion et me transportent loin d’ici. Les convois ça marchait de cette manière, les six premiers camions étaient vides . C’était une ruse. Et les camions suivants avaient un chargement. A ce moment-là, quand notre convoi a été attaqué, les six premiers camions étaient ciblés, mais le mien c’était le cinquième et il y a eu deux ou trois gars qui ont été tués dans le camion de tête à ce moment-là. Une sacrée expérience. Et vous ne vous rendiez pas compte sur le moment de ce par quoi vous étiez passé. Vous alliez en France, passiez à travers tout ça et quand vous regardez en arrière, c’est comme un rêve. Ouais. Vous étiez si jeunes à l’époque. Ca ne nous a pas vraiment marqués jusqu’à ce que la guerre soit terminée. Fier, fier.
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