Témoignages d'anciens combattants:
Margaret “Bev” Sarkissian (née Beveridge)

Armée

  • Capitaine George Kitchen et Margaret Kitchen (née Beveridge) en tant que jeunes mariés, en Anfleterre, le 17 mai 1944.

    Margaret Sarkissian
  • Capitaine George Kitchen et Margaret Kitchen avec des amis en Angleterre, le 17 mai 1944.

    Margaret Sarkissian
  • George et Margaret Kitchen lors d'une fête en plein air au manoir aménagé en Angleterre, 1943.

    Margaret Sarkissian
  • Employés de l'hôpital à Victoria, Colombie Britannique à Redbrick, 1942.

    Margaret Sarkissian
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"« Il n’y avait aucun traitement pour les soldats qui flanchaient mentalement. Il n’y avait personne ni aucune ressource pour prendre soin d’eux. »"

Transcription

On est descendus dans le Sussex, en train et on est restés là-bas jusqu’à ce qu’ils nous disent où aller. Et entre-temps, je m’étais mariée. Alors si vous étiez mariée, ils ne vous donnaient pas l’autorisation d’aller sur le continent au cas où vous tombiez enceinte. On savait que toutes les troupes se regroupaient dans le sud dans le coin à droite de l’Angleterre et mon mari était parti là-bas. Et nous n’étions pas censés quitter notre hôpital. Mais je suis allée dire au revoir à mon mari et de toute façon, je ne me suis pas fait prendre parce qu’il y avait une autre fille qui s’appelait Margaret Beveridge et elle était – ils l’ont trouvée, elle était partie et moi non. Alors elle s’est fait prendre mais pas moi.

J’avais de nombreux de garçons qui avaient des blessures, beaucoup d’entre eux souffraient de dépression nerveuse et on s’occupait d’eux. Ils ne recevaient aucun traitement pour les garçons qui faisaient une dépression nerveuse. Ils n’avaient rien ni personne

pour les soigner. On soignait les autres garçons, on prenait soin d’eux mais j’étais vraiment inquiète au sujet des garçons atteint de dépression nerveuse et le docteur disait que certains allaient se sentir mieux mais que le reste d’entre eux allaient passer une partie de leur vie comme ça dans cet état. Mon mari faisait partie de ceux qui, il a traversé des batailles terribles et il était de ceux qui ont souffert après coup et il est mort très jeune.

Mais beaucoup d’entre eux sont rentrés chez eux dans des sacs ; ils avaient perdu certaines parties de leurs corps et ils ne pouvait pas être ramenés entiers, vous savez, ils n’étaient pas complets, ils sont rentrés dans des sacs. Et ça a été un moment très triste parce qu’on savait le matin où ils sont partis, on a entendu tous les avions au dessus de nos têtes et on était près de la côte et on a entendu toute la bataille et ça allait mal pour les garçons et ça allait mal pour eux quand ils sont sortis de l’eau et beaucoup d’entre nous disaient, leurs maris étaient partis, mon mari était l’un de ceux qui étaient allés là-bas pour l’invasion.

On aimait bien l’armée jusqu’au moment de l’invasion. Et après on a été, les gens étaient très malheureux parce qu’ils ne savaient pas ce qui se arrivait à leurs familles.

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