Témoignages d'anciens combattants:
Bill Watterson

Armée

  • Photographie prise dans la cour arrière de la maison de ses parents, avenue Pape à Toronto. La photo a probablement été prise par ses parents.

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  • Inscrit au verso de la photographie: "Mon ami et moi à Amsterdam devant le palais".

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  • Bill Watterson en 1942.

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  • Médailles de Bill Watterson (de gauche à droite): 1939-45 Star; Italy Star; France and Germany Star; Médaille de la Défense; Médaille du Service des Volontaires Canadiens; Médaille de guerre (1939-45).

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  • Lettres de Bill Watterson écrite à ses parents pendant la guerre.

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"On l’inclinait, on la plantait, et je me couchais à côté, parce que, Moaning Minnie, comme on l’appelait, c’était beaucoup de danger et beaucoup de bruit."

Transcription

Je m’appelle Bill, William, en fait, Watterson, W- A-T-T-E-R-S-O-N. Les deux T sont importants. Je suis né en Irlande. Je me souviens... Je pensais que c’était vraiment quelque chose, le régiment des 48th Highlanders; de là, ça a été le camp Borden. Et puis du camp Borden jusqu’en Angleterre. De l’Angleterre jusqu’à la France, la Hollande, l’Allemagne, ensuite l’Italie, et puis retour chez moi, sans une égratignure. Le deuxième sur la mitrailleuse Bren. C’est-à-dire qu’il y en avait un autre; moi, je la chargeais. On l’inclinait, on la plantait, et je me couchais à côté, parce que, Moaning Minnie, comme on l’appelait, c’était beaucoup de danger et beaucoup de bruit. Mon ami était avec moi; il a eu, (bruit), la tête coupée. C’était à Enschede. Il s’appelait Walbaum. On combattait corps à corps. Je ne l’ai pas vu mourir, mais il était là, il était premier et deuxième sur la Bren. Je n’ai même jamais su qu’il avait été décapité, jusqu’à ce qu’ils nous le disent. On ne faisait rien, rien du tout, on faisait juste continuer, on laissait les corps, n’importe où qu’ils tombaient. Et on continuait. En fait, il était Allemand. Il n’était même pas autorisé à livrer bataille avec nous. Il s’appelait Walbaum, allemand. Il avait pourtant des frères dans l’armée allemande. Ses propres frères. Il était du régiment des 48, ordinaire. Quand je suis revenu au Canada, c’est à l’Exhibition Place qu’on est arrivé. Il y avait beaucoup de monde, bien sûr. Donc je suis rentré chez moi et là, évidemment, c’était la fête. Mon père avait affiché : « Bon retour à la maison, fils ». Il avait fait venir la fanfare des 48th Highlanders. Ils jouaient dans le hall d’entrée. Ma mère, c’était celle qui s’était inquiétée le plus, depuis le premier jour. Une stupidité, que de s’engager dans l’armée. Bien sûr une mère… triste, naturellement, de me voir partir.
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