Témoignages d'anciens combattants:
Asa Albert “Ace” McGuire

Forces aériennes

  • Couverture du livre "Flap" concernant l'escadron 439.

    Ace McGuire
  • Couverture du livre "Flap" concernant l'escadron 439.

    Ace McGuire
  • Ouragan Mr. McGuire sous le propulseur de l'escadron 439, 2nde tactique des forces aériennes.

    Ace McGuire
  • Médaille de remerciement des Pays-Bas, 1945.

    Ace McGuire
  • Médailles miniaturesd'Ace McGuire: Étoile 1939-45; Étoile France-Allemagne; Médaille de la Défense; Médaille du Service des Volontaires Canadiens; Médaille de guerre (1939-45); 2 médailles de la guerre de Corée.

    Ace McGuire
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"« Eh bien, c’était un camp de concentration où les Nazis détenaient tous les prisonniers, comme vous le savez. Nous étions là pour épouiller les prisonniers et quiconque avait des poux. Et c’était horrible à voir. »"

Transcription

Je me suis engagé en 1942 dans l’armée de l’air. Quand mon père s’est engagé en 1939, c’est quand la guerre a été déclarée (10 septembre 1939 en ce qui concerne le Canada). Bon, comme tous les autres, vous savez, on est allés là-bas pour libérer le pays là-bas en quelque sorte, et les nazis, ils étaient horribles. Tous nos copains de la rue, il y avait Tommy Dunlevy, il s’est engagé dans l’armée de terre, et Gordie Burns, il s’est engagé dans l’armée de terre, et Eddie Comartin, il s’est engagé dans l’armée de terre, et Ace McGuire, il s’est engagé dans l’armée de l’air. Bon, j’étais un amoureux des avions et j’admirais les Spitfire et les Typhoon et tout ça. AVC (aviateur chef) au début et puis j’ai fini 31 ans plus tard, adjudant-chef. Vous faisiez tout ce qu’ils vous demandaient de faire et vous savez, reconnaissance et le, s’occuper de l’avion et les faire voler et des choses de cette nature. Vous savez, vous étiez impliqué dans l’attaque de ces convois, ponts, chemin de fer et les rampes de lancement. C’était tout compris là dedans. Ils appelaient ça des sorties. Les sorties, c’était quand vous décolliez, vous aviez une mission à accomplir et vous la remplissiez du mieux que vous pouviez. Et je suis revenu d’outre-mer en 1946 sur le Queen Elizabeth, c’était son dernier voyage de transport de troupes qui rentraient au pays. J’ai servi à au dépôt des effectifs à Toronto. Ensuite j’ai été transféré à Camp Borden (Ontario) et puis de Camp Borden, j’ai été transféré outre-mer en décembre 1943, oui, en 1943. J’ai débarqué à Liverpool (Angleterre), été transféré de Liverpool à Bournemouth au sud, là où toute l’armée de l’air était stationnée à Bournemouth, et de là, vous étiez transféré à divers endroits en Angleterre. Et avec neuf autres gars, on a été transférés à un endroit appelé Sculthorpe, une base de la RAF, où on nous a initiés aux Spitfire et des trucs comme ça. Et on a passé la majeure partie du temps là-bas et puis au moment où on se rassemblait pour l’invasion en Normandie, on a été transféré dans la zone de triage où était dans des tentes et à partir de ce moment-là on a vécu dans des tentes pendant un an, un an et demi sous la toile. On a débarqué en Normandie jour J+4 (quatre jours après le 6 juin 1944) ce qui fait le 10 juin, parce que le Génie a ouvert un chemin dans un verger là haut du côté de Bény-sur-Mer, à l’intérieur des terres juste à la sortie de Juno Beach en Normandie. Et de là, on a continué à traverser la France, la Belgique, la Hollande, et en Allemagne. Ça a fait un sacré trajet, opérationnel. Il y a eu certaines fois, comme le premier janvier, 1945, on avait notre terrain d’aviation, on s’est déplacés à Eindhoven en Hollande et on a été attaqués à 9 heures du matin le 1er janvier et on a perdu tous nos avions. On a été attaqués par des Messerschmitt et des Focke-Wulf et ils sont restés là pendant trois quarts d’heure à peu près, et puis ils sont partis, on avait perdu 13 avions et ça a été une sacrée matinée, perdu quelques amis. Au jour le jour, il y avait toujours quelque chose qui se passait, vous savez, quelquefois ça allait bien, on passait de bons moments et puis il y avait des mauvais moments. La Belgique ça a été un mauvais moment. Le camp de concentration (à Breendonk). Bon, il y avait un camp de concentration où les nazis, vous savez, ils gardaient tous les prisonniers et tout ça. Alors on nous avait envoyés là dedans pour épouiller tous les prisonniers et ceux qui étaient victimes de ce fléau. C’était une vilaine image. Et dans ce livre ici, ces deux petits magazines que je vais vous envoyer, ça va vous expliquer bien clairement tout ça là dedans, vous savez, et le moment où on allés dans Paris, trois jours après qu’elle soit libérée, on est allés là-bas en permission R et R (repos et récupération) pendant trois jours et ça a été moment très agréable. Et ensuite en Belgique, Bruxelles, Eindhoven. On a fait un sacré tour en Europe.
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