Témoignages d'anciens combattants:
Muriel Smith

Armée

  • Muriel Smith a servi avec l’Armée de terre féminine de 1942 à 1944. Elle faisait partie du Corps forestier et sa tâche était de couper les arbres.

  • Brassard l’Armée de terre féminine de Muriel Smith.

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"Ils nous ont demandé de scier le bois des arbres tombés. Les gens du village les avaient coupés. Nous les avons donc sciés en morceaux de différentes longueurs pour l’effort de guerre…"

Transcription

Je m’appelle Muriel Smith. Je suis marié à un Canadien mais pendant la guerre, j’étais dans l’Armée de terre féminine. J’ai appris que j’allais être affectée à une ferme…je ne voulais pas les travaux de ferme parce que j’avais vraiment peur des vaches à cette époque, je sais que c’est drôle à dire mais j’en avais très peur. La préposée que j’ai rencontrée a suggéré le Corps forestier et ça me convenait très bien. Je me suis rapportée à Hertfordshire (?), mais je devais me rapporter à Staunton on Wye. À l’époque, je ne connaissais pas cette région. Lorsque je suis arrivée sur place, je me suis vite rendue compte comment j’étais chanceuse de me trouver dans une des plus belles régions d’Angleterre. Par contre, je ne connaissais absolument rien en foresterie. Ma copine et moi étions hébergées dans une chaumière tout près du domaine où je travaillerais. Je ne connaissais pas les différents types de scies. Ils nous ont demandé de scier le bois des arbres tombés. Les gens du village les avaient coupés. Nous les avons donc sciés en morceaux de différentes longueurs pour l’effort de guerre. Il fallait utiliser différentes scies pour différents travaux. La plupart des filles ne connaissaient pas les scies. Mais nous avons sciés ces arbres en morceaux de 9 pieds, 6 pieds et 3 pieds. Il fallait les charger à bord d’un camion et les transporter à la gare. Ensuite, les plus grandes (ça m’excluait) les chargeaient sur les wagons et ils étaient acheminés vers différents endroits, selon les besoins. Les poteaux de mines seraient utilisés par les mineurs. Alors nous restions dans notre chaumière et nous travaillions à tous les jours. Pour ce qui est de l’eau et de la nourriture, nous nous lassions de manger des sandwiches à tous les jours ; des sandwiches au pâté quelconque, pâté de viande et pâté de poisson. Il y avait des prisonniers italiens qui travaillaient dans la même région et, ils avaient de la bonne nourriture, eux. Nous étions envieuses et je me souviens des bonnes odeurs de bacon et de café qui émanaient de leur camp dans les bois.
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