Témoignages d'anciens combattants:
George H. Cole

Armée

  • George Cole à 17 ans, à Ottawa. Il s’était enrôlé dans le Peloton nº 13 des Highlanders d’Ottawa en juin 1940.

  • Gorge Cole a été formé au maniement des mitrailleuses à Trois-Rivières, au Québec, en 1941.

  • George Cole en Belgique, en 1944. Il avait participé cette année-là au débarquement du Jour J.

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"C’est le lendemain que l’action a vraiment commencé, quand l’ennemi a dépassé les Winnipeg Rifles jusqu’aux positions que nous avions établies."

Transcription

Je m’appelle George Cole. J’ai servi dans les Cameron Highlanders d’Ottawa en tant que mitrailleur. Je me suis enrôlé en juin 1940 et j’ai été démobilisé en octobre 1945. J’ai servi à Trois-Rivières où j’ai suivi ma formation à la mitrailleuse en 1940. Puis, en 1941, j’ai été promu sergent et instructeur de la section d’entraînement des officiers. J’y suis resté jusqu’en mai 1942, lorsque je suis allé rejoindre mon régiment outre-mer. En mai 1943, j’ai suivi un entraînement sur les mortiers 4’’2, puis j’ai été nommé sergent du peloton nº 13. Le 6 juin, je suis débarqué avec mon peloton sur la plage Mike Green de Juno Beach pour venir en aide aux Winnipeg Rifles, que nous avons suivis jusqu’à ce qu’ils atteignent le plateau de Bessan et que nous avons fortifié avec un peloton de mitrailleuses. C’est le lendemain que l’action a vraiment commencé, quand l’ennemi a dépassé les Winnipeg Rifles jusqu’aux positions que nous avions établies. Heureusement, nous avons pu les repousser avec l’aide du Canadian Scottish Regiment, et cela a marqué un tournant dans la suite des combats. À partir de ce moment, nous avons progressé avec la 3e Division canadienne jusqu’à Caen, en suivant la route Caen-Valais à travers la Seine, à Elbeuf. En août et jusqu’à Calais, nous nous sommes arrêtés dans le village de Verson avec la 7e Brigade d’infanterie canadienne tandis que les autres brigades attaquaient Boulogne et que nous servions de tampon pour empêcher les troupes allemandes de quitter Calais pour aller à Boulogne soutenir leurs camarades. De là, nous avons avancé pour prendre Calais puis avons progressé jusqu’à la rivière Schelde, où nous avons passé presque tout le mois d’octobre à dégager l’estuaire. En novembre 1994, nous nous sommes rendus à Nijmegen, aux Pays-Bas, pour prendre la relève de la 82e Division aéroportée, dont la 3e Division d’infanterie canadienne a repris les positions. De nouveau, nous sommes restés à Nijmegen et avons tiré sporadiquement sur l’ennemi en décembre et janvier. Puis, au début de février, nous avons avancé pour nous joindre à l’attaque de la ligne Siegfried. Les combats se sont poursuivis jusqu’au 23 mars, quand le régiment a traversé le Rhin pour appuyer la 7e Brigade, puis nous avons traversé Emmerich jusqu’aux Pays-Bas. Et le 3 mai, c’est avec joie que nous avons cessé toutes activités sur ordre de la 3e Division parce que la déroute des Allemands semblait imminente. Dès le lendemain, le 4 mai, nous avons reçu le message historique d’interrompre toute offensive. Durant cette période du Jour J jusqu’au 4 mai, 22 membres du peloton nº 13 ont été touchés dont sept ont succombé à leurs blessures. Je suis rentré en septembre 1945 pour être démobilisé en octobre, puis je suis retourné aux études au Carlton College en vertu de la Loi sur le tribunal des anciens combattants.
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